28 juin 2009

Désirs d'objets (2)

fournisseurs


Pas encore vraiment un pêché mignon, mais ces couleurs gourmandes, ces tonalités pimpantes, éveillent en moi des idées, des idées...

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27 juin 2009

Changer d'aire

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Non, parce qu 'un temps comme ça, une seule destination.

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18 juin 2009

L'aire vue du ciel : pourquoi je n'ai pas regardé HOME

J'apprécie assez le travail de "YAB". Son énorme catalogue trône dans le salon, j'ai le souvenir immersif de ses tirages impressionnants sur les grilles du ( Jardin du)Luxembourg, puis de temps à autres, je reste scotchée sur Planète..Voilà, ce saupoudrage (un peu touristique, si, si) me suffit..Il participe et informe sur l'état du monde sans trop influer sur ma consommation ( au demeurant assez modeste) et ma conscience ou plutôt le bon sens dont nous devons a priori être tous pourvus. Il est pourtant si difficile d'appliquer au quotidien cette vision, ne serait ce que parce que ça coûte souvent plus cher !
Alors pourquoi, pourquoi, me suis-je refusée à regarder HOME en grand messe vendredi 5 juin ? Dans une sorte de vade retro presqu'épidermique ?  Allez, Besson, Pinault, tous dans le même sac pas recyclable.
Je n'irais pas jusqu'à amalgamer ces mécènes (non, financeurs héhé) qui investissent dans l'écologiquement correct comme d'autres adoptent des petits enfants asiatiques jolis. Ces intentions fussent elles troubles, les enfants y trouveront une sécurité avantageuse.
Mais parce que nécessairement, fût ce pour LA bonne cause, le financement intéressé à haute valeur ajoutée de moult marques à haute teneur capitaliste, en soi restera pour moi toujours une corruption.
LES conditions privilégiées de diffusion  justifient elles a posteriori cette compromission? Est ce que HOME est un acte de civisme, de citoyenneté terrienne comme il le revendique ?
Dans quelle mesure proportionner l'impact du film sur notre attitude quotidienne en matière d'écologie ? Va -t -il initier un vaste mouvement de conversion politique et industriel ? Est ce que le civisme et la conscience quotidienne vont faire basculer l'économique vers une pratique durable ? L'exercice de la démocratie en acte , sans abstentionnisme, va-t-il provoquer ne serait ce que le calcul "écologique" d'un potentat à talonnettes (pour ne pas dire d'un "con tout seul " (citation).Mon scepticisme reste intact.
Je ne peux malheureusement pas critiquer l'objet que j'imagine spectaculaire voire séduisant (l'article et les interrogations de Mathilde Blottière dans Télérama exprime ce que je pouvais pressentir). On dit que le produit juteux de la vente des produits dérivés sera reversé pour l'association de "YAB". Qui ne se ferait pas remarquer par sa transparence..Vous me direz, encore une interprétation construite sur un collage médiatique..Cela fait tout de même réfléchir..

ps : une couche : et puis tant de documentaires plus sobres, filmiquement intéressants et effarants, tout aussi consciencieux sortent en salles depuis quelques années, et n'ont de visibilité nationale que sur trois -quatre écrans au mieux dix écrans de cinéma le plus souvent, art et essai..Pour ces cinématographies peu diffusées, pas de financements de Nestlé ou Unilever...Je crois préférer ce mode de militantisme..

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14 juin 2009

LA ESTUPIDEZ : aire du temps

Aujourd'hui dernière de la pièce du dramaturge argentin Rafael Spregelburd, machinée par Marcial Di Fonzo Bo et Elise Vigier. Pour l'anecdote, il s'agit d'une des dernières créations à avoir été présentée à Chaillot avant l'éviction de son directeur Ariel Goldenberg ( cf rue 89).C'était en mars 2008. Depuis la ministre de la culture a récemment déclaré qu'elle resterait fidèle au poste, droite dans ses bottes, roseau atemporel dans la tourmente numérique.

Revenons à la Connerie. La Estupidez, selon son auteur, est le" quatrième pêché de l'"Heptalogie de Bosch, située exactement en son centre et représentant son point le plus haut". Incontrôlable, incontenable, dislocation indéfinie,  impossible de synthétiser ou d'endiguer cette explosion pyrotechnarrative qui hybride les genres au service de la Fiction ..prémonitoire ? A Las Vegas, l'aile du papillon frissonnant au fin fond de l'Asie y provoque bien un Tsunami, selon l'équation de Lorentz, objet indirect et tabou de toutes les convoitises, au même titre que l'artefact délavé a tempera d'une fausse toile inédite dérobée et négociée auprès de collectionneurs  ..Bref, une incroyable fiction d'artiste où mises en abyme, biographies factice, s'intriquent et se déplient dans l'incroyable décor giratoire d'un road movie sédentaire en chambre de drive in, pourtant conduit à bride abattue par les performances cavalantes de cinq acteurs au service de 15 rôles. Une jubilation effrennée irrigue voire déborde cinq amis venus tenter leur martingale, tandis que deux agents secrets ourdissent une escroquerie dans le milieu de l'art "postcontemporain", que trois patrolman récupèrent un cadavre et une cagnotte brûlante, et qu'un scientifique usé finit par vendre sa terrible découverte pour payer les dettes de son fils. Au loin, un jeune comédien fait escale avec sa soeur handicapée autiste, tandis que deux mafiosi siciliens cherchent à lancer une sorella cantante.Et j'en oublie..Vous n'avez rien compris ? Heureusement, la maestria de Marcial Di Fonzo Bo, Marina Foys,Karin Viard, Pierre Maillet et Grégoire Oestermann font avaler  tous les rebondissements, pulvérisant le Grand échaffaudage. La grande confusion est inéluctable, l'incertain une connivence publique. Prière de se dépêcher d'en rire surtout dans le contexte actuel (même si j'ai choisi de ne PAS voir HOME).

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Pour info, d'autres pièces du même Rafael Spregelburd, toujours montées par notre tandem franco-argentin sont programmées en octobre 2009 (toujours à paris). A prendre en marche pour mieux en apprécier le souffle.

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11 juin 2009

Bulle d'aire : HA HA HA -dopi



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source : Martin Vidberg, "l'Actu en Patates", www.lemonde.fr

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07 juin 2009

Courants d'aires : les filles du facteur

facteur

En ces temps d'abstentionnisme galopant, un petit détour à la tombée du jour dans un petit entrepôt ouvert sur la singulière place triangulaire déserte de la Fraternité à Montreuil. Aujourd'hui comme tous les dimanche de juin, les filles du facteur ouvrent leurs malles. C'est un peu foutraque avec plein de jolis coupons et de petits habits en couleurs, les fameuses poupées Clonette, des hochets en papier mâché, des tongs en désordre, célébration du plastique recyclé sous forme de sacs, de portes monnaies, de petits jouets..Difficile de ne pas imaginer fillette illuminée par son petit ensemble rouge à fleurs..Malheureusement, pas de ginbricus maison sur place dont les filles vantent tant la saveur, petite déception...


ps : j'y reviendrai mais la note du jour de martin vidberg est assez drôle (comme toujours)

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04 juin 2009

L'aire de rien (4)

DSCN1240

un an de plus...petite lune bleue...


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01 juin 2009

Désirs d'objets (1)

cubes


Im-possible de ne pas craquer...Et pourtant, maintes fois vous jurates ne jamais céder aux tentations "blogosphaires", en craquant pour telle veilleuse mushroom, telle illustration violette, tel coussin long, liste fort longue...La panne d'inspiration menacerait elle déjà en ce pont lumineux propice aux siestes réparatrices le nez dans les coquelicots, au rattrapage pluriculturel, aux essais maison..Propice surtout au changement intégral de toutes les fenêtres d'appartement car les ouvriers polonais usinent jours fériés. Donc, lot de consolations oblige, impossible de ne pas craquer...

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